[ grossierté en vue °_°]
N'y pretant pas attention dans un premier temps, il comprit ensuite qu'il s'agissait de lui quand le serveur lui déposa un autre verre, devant lui. Vexé, et puis un peu furieux, il se tourna vers l'homme qui avait osé parler de lui ainsi, et l'examina de haut en bas. Un jeune homme, qui ne devait pas être plus vieux que lui, avec des yeux ... violet ? Ho merde, encore un taré de la même trempe que l'autre décolorée.... Et des cheveux court coiffé style "balai à chiotte". Avec des dents de lapins.
- T'as cru que j'étais SOS amis ou quoi ? renifla dédaigneusement Franky.
- Ah non, répliqua Dent De Lapin, j't'ai plutôt pris pour "SOS je suis un péon qui ressemble à rien et qui n'arrive même pas à me bourrer la gueule", mais sinon... répondit ce dernier, retenant un sourire narquois.
D'abord interloqué, il lança rapidement un regard furieux à ce drôle d'energumène.
- J'ai pas besoin de me bourrer la gueule pour oublier mes dents de lapins, moi, rétorqua sèchement notre idiot national.
- En même temps, s'amusa l'inconnu, vaut mieux avoir des dents de lapin qu'une gueule de con.
- Oh. fit Frank, faussement offusqué. Tu m'en vois navré, balai à chiotte.
- T'as pas fini de faire le con ? l'interrogea brusquement l'homme, beaucoup plus sérieux. Non, mais sérieux, ça t'apporte quoi ? ... Ouais, sans doute que j'ai un balai à chiotte sur la tronche. Mais moi, au moins, j'assume ce que je suis. Toi t'es qu'un pauvre gamin qui veut jouer au con.
Interloqué, le Franky. Avant de reprendre contenance, et de lancer :
- Tiens ? Tu me connais toi ? demanda-t-il, presque ironique.
- Ouais, fit l'inconnu. Je connais les p'tits cons dans ton genre, parce que je l'ai été. Quand tu comprendras que tout viens de toi, et qu'il faut arrêter de te faire passer pour ce que tu n'est pas, t'auras plus rien à foutre dans un bar.
Amusé, maintenant, il se retourna totalement vers lui, sourire en coin.
- Qu'est-ce que t'en sais, du pourquoi je suis là toi ?
- On est tous dépressif pour quelque chose. Toi, fier comme t'es, tu dois avoir de sacrès problèmes relationnel, tiens.
- Rien à foutre, ca te regarde pas.
- Oh oh, je sais... Mais tu peux faire ton malin, on est jamais aussi seuls que dans un bar. Moi ce soir, je retrouverai ma famille. Toi...
- Moi, ma bande, répondit Frank, le menton haut et fier.
- Les amis vous laissent toujours. Ils feront leur vie. Et toi ? Avec ton caractère de merde, tu resteras tout seul.
- J'ai besoin de personne. Juste une nana de temps en temps dans mon pieu, cela te va ?
- Non je les jete. Tu jetes jamais un kleenex toi ?
- Faut bien avoir un mouchoir de qualité, dans un beau tissu, un jour. Toi tu mérites le bas de gamme.
- Va te faire foutre, le lapin, répliqua le-dit Franky, blême. De toute facon, ajouta-t-il, retrouvant des couleurs, le "haut de gamme", c'est juste des emmerdements.
- On a rien sans rien, faudrait que tu te le foutes dans la tête, gamin.
- J'ai déjà tout ce que je veux, dent de lapin.
- Mais oui, on sait que t'es un gamin en pleine crise d'adolescente. Alors, laisse ta vie passer, mais te plaint pas si un matin tu te retrouves tout seul dans ton lit, comme un con, et que quelques rides soient apparus à la surface de ton visage.
- C'est le sort qui nous attend tous, ricana Franck, devant un tel moralisateur.
- Oh peut-être, sauf que personne n'est destiné à finir aussi seul que toi.
- Pfff, des conneries.
- T'en es une belle tiens.
- Mais qui fait ce qu'il veut, et qui a tout ce qu'il désire, au moins. C'est pas donné à tout le monde, faut croire, surtout quand on voit ta gueule.
Lucas éclata de rire.
- Mais tu sais quoi de moi petit con ? Ma gueule me convient très bien. Moi au moins, je m'assume, je ne me cache pas derrière une masse de cheveux long. Regarde toi, on dirait une meuf ! Et t'es même pas doué avec, vu ta présence ici ce soir. Moi je sais déjà ce qu'est l'amour, le désir et la peur. Et toi ? Mis à part le fond de ton boxer, tu connais quoi ?
- Parce que je connais pas tout cela, peut-être ? Pfff, allez va, papa maman doivent se faire du soucis.
- Si connaissais tout cela, ptit con ? Qu'est-ce que tu fouttrais là ? Et dis moi, la dernière fois que t'as été amoureux, cela remonte à quand ?
Touché, coulé. Amoureux ? Ca remonte à son enfance... Sandy ? Bof. A part coucher ensemble, il ne ressentait rien de plus qu'un peu de désir pour elle.
- Et tu crois que tu fais de la bicyclette en ce moment ? T'es autant présent que moi ici.
- Oui mais moi je vais rentrer chez moi, et il y aura du monde. Toi tu finiras tout seul dans ce bar.
- Je finirai avec une nana dans mon lit.
- Ah ? Et tu l'aimes ?
- L'amour ? Ce truc pour les carpettes ?
- Les carpettes sont heureuses.
- Pas toujours, balai à chiotte. Et puis, je suis heureux aussi.
- Alors continue à te bourrer la gueule, et tu verras à quel point tu es nul.
- Qui est le plus nul ? Celui qui couche avec toutes les filles qu'il veut, ou celui qui ressemble à la dernière arme russe ?
- Oui, mais, celui qui ressemble à une arme russe n'a pas besoin d'être aussi agressif pour faire le malin.
Et devant le visage blème de Franck, il s'empressa d'ajouter :
- Bon allez, le gamin, j'ai pas que ca à faire. J'te laisse bousiller ta vie. Tchuss.
Et il s'en alla, aussi prestement, laissant un franck perdu devant son verre.
[ un grand merci à Deva, pour la grande participation
de Lucas-Dent-De-Lapin, de Back To
Black
C'était un plaisir d'écrire
cette scène avec toi ma grande
]










Il est 17:32, L'5 Janvier XD
Je veux les deux enssemble !!!! XD

